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Enjeux et solutions pour évaluer la qualité de l’air des écoles (et des établissements accueillant des enfants de manière générale)



L’opinion publique est  de plus en plus sensibilisée aux enjeux de la pollution de l’air et de ses conséquences sur la santé. Il faut dire que ces préoccupations n’ont jamais eu autant d’importance que dans cette dernière décennie. Pour la seule année 2017, la France a connu 3 épisodes de pollution d’ampleur nationale.

Mais qu’en est-il de la pollution de l’air intérieur, qui serait 8 fois plus pollué que l’air extérieur ?

Moyens de transports, lieu de travail, logements, écoles...  Nous passerions près de 80% de notre temps dans des milieux clos. Les écoles, crèches et autres établissements accueillant un public jeune exposent cette population fragile à une pollution galopante, peu médiatisée jusqu’alors.  

Quelles sont les risques d’une telle exposition, et quelles sont les solutions (réglementaires et sanitaires) pour évaluer la qualité de l’air dans les écoles ?

 

1- La QAI ou Qualité de l’air intérieur : définition

En 1982, l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) a reconnu le Sick Building Syndrome (Le syndrome du bâtiment malsain). De nombreux symptômes atypiques avaient été détectés sur une majorité des occupants de bâtiments telles que des irritations et obstructions nasales, des sécheresses et irritations de la peau, de la gorge ou des yeux. Selon l’OMS, 30% des nouveaux bâtiments sont susceptibles de présenter les mêmes risques pour la santé.

La qualité de l’air intérieur serait un des principaux facteurs déclencheurs de ces irritations.

C’est pourquoi nous avons identifié les conséquences de la qualité de l’air intérieur sur les occupants d’un bâtiment recevant un public jeune.

Grandes tours vitrées
30% des nouveaux bâtiments peuvent présenter des risques pour la santé

2- Les risques potentiels pour la santé de la qualité de l’air intérieur dans les écoles

Plusieurs critères dont certains sont issus des Valeurs Guides de l’Aide Intérieur (VGAI), doivent être respectés, car se sont des facteurs de risques.

  • l’humidité : les moisissures et les champignons engendrés par l’humidité peut entraîner des allergies, des infections respiratoires ou encore de l’asthme.
  • Les composés organiques volatils (COV) provenant des hydrocarbures et de leurs dérivés chimiques peuvent être à l’origine d’irritation des muqueuses des voies respiratoires, de troubles cardiaques et du système nerveux, de céphalées… Les COV sont particulièrement dangereux car ils sont présents dans de nombreux composantes des bâtiments (isolants, peintures, revêtements, vernis, colles, fongicides, mastics, produits d’entretien et d’ameublement).
  • Le dioxyde de carbone : une forte concentration de CO2 peut provoquer une baisse des performances psychomotrices. Lorsqu’une classe est surchargée, et que le renouvellement d’air n’est pas suffisant, cela peut entraîner une baisse de la concentration, de la somnolence, des maux de têtes ou encore des symptômes de fatigue.

D’autres éléments peuvent également influer sur la qualité de l’air intérieur, notamment le tabagisme. Provoqué par les occupants des lieux, le tabagisme est constitué d’environ 4000 substances chimiques, dont certaines sont cancérogènes. L’utilisation de bougie, de produits ménagers, d’aérosols, ou la présence d’animaux domestiques contribuent à la pollution de l’air intérieur.

3- L’encadrement juridique de la QAI


Les enfants passeraient près de 90% de leur temps dans des lieux clos : logement, transports, écoles ou crèches. Au vu des dangers que représentent la qualité de l’air intérieur
sur notre santé, et pour répondre à ce besoin de protéger les plus petits, un cadre réglementaire a été peu à peu instauré.

En 2009 et 2010, les 2 lois Grenelle, issue du Grenelle Environnement, imposent une surveillance accrue de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public (ERP) qui accueillent un public sensible ou dans lesquels les niveaux d’exposition à des polluants sont élevés. Sont alors concernés les crèches, les écoles, les accueils de loisirs, les collèges, les lycées et les piscines.

L’obligation de surveillance périodique des crèches et des écoles prend effet à compter du 1er janvier 2018. Elle devient obligatoire à compter du 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs, les collèges et les lycées, et à compter du 1er janvier 2023 pour les autres ERP.

Ainsi, tous les 7 ans, la qualité de l’air de ces ERP doit être analysée, aux frais des propriétaires et exploitants.

L’analyse consiste en :

  • l’évaluation des moyens d’aération des bâtiments,
  • une campagne de mesure de polluants,
  • l’identification et la réduction des sources d’émissions de substances polluantes,
  • l’entretien des systèmes de ventilation et des moyens d’aération
  • la diminution de l’exposition des occupants aux polluants
scholl corridor
École, crèche, transport : les enfants passent leur temps dans des lieux clos

Les valeurs réglementaires doivent être respectées. En cas de non-respect, une expertise doit être effectuée dans les 2 mois, pour identifier les causes de la présence de ces polluants, et fournir des mesures correctives adaptées.

4- Les solutions d’amélioration de la qualité de l’air intérieur

L’étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol, des peintures, des vernis, est également obligatoire avec des informations sur leurs émissions de polluants volatils. Ainsi depuis janvier 2012, les fabricants et les distributeurs de produits de construction et de décoration sont obligés d’indiquer le niveau d’émission en polluants volatils de leurs produits. L’étiquetage doit être accompagné d’un respect des consignes d’utilisation des produits, lors de la construction des bâtiments.

Une échelle a été mise en place : le produit est désormais classé sur une échelle allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). Cet étiquetage doit favoriser les comportements vertueux, et diriger la filière du bâtiment vers des pratiques écologiques.


Les récentes lois environnementales mises en place permettent une évaluation plus accrue et régulière des établissements recevant du public.

Au-delà des contrôles et des évaluations ponctuelles, l’idéal est d’estimer en temps réel la qualité de l’air intérieur, à travers un outil qui mesure en continu la présence ou non de polluants. Le cube GreenMe mesure en continu les Composés Organiques Volatils et le dioxyde carbone (CO2) et permet de créer un projet pédagogique autour du sujet. Contactez-nous pour en savoir plus !

mains d'enfant tenant un cube GreenMe
Construire un projet pédagogique autour de la qualité de l'air